Femmes et pauvreté

SÉNAT

Proposition de résolution relative aux femmes et la pauvreté

En 2008, selon les résultats de l’enquête EU-SILC 2008, le taux de pauvreté s’élevait en Belgique à 14,7 %. Cela signifie concrètement qu’une personne sur sept (soit 1 470 000 habitants) vivait sous le seuil de pauvreté, soit donc avec moins de 899 euros par mois. Par rapport aux précédentes années, mais également au chiffre relevé en 2009, il est constaté une certaine stabilité de ce
taux. Par rapport aux autres États membres de l’Union européenne (UE), la Belgique figure en milieu de classement, juste en dessous de la moyenne européenne qui se situait en 2009 à 15,9 %.
Certaines catégories socio-démographiques et socio-économiques sont plus fragilisées que d’autres, parmi les-quelles les femmes (sont également citées les personnes de plus de soixante-cinq ans, les personnes seules, les personnes en invalidité/maladie, les locataires, les personnes disposant d’un faible niveau d’éducation, les femmes isolées, les personnes ayant une nationalité extra-européenne). Notons que la relation avec le marché au travail, la composition du ménage, le niveau de formation et la nationalité ont un impact direct sur le taux de risque de pauvreté. En Belgique, comme par ailleurs au sein de l’Union européenne, les femmes présentent un risque de pauvreté plus élevé que les hommes. Au niveau européen, le taux de risque de pauvreté des femmes est en moyenne de 17 % alors qu’il est de 15 % pour les hommes. En Belgique (2008), le risque de pauvreté s’élevait à 15,8 % pour les femmes contre 13,6 % pour les hommes.

Femmes, âge et pauvreté
L’âge constitue un des facteurs déterminants dans le risque de pauvreté qu’encourent les femmes. Plus pauvres que les hommes tout au long de leur vie, les femmes le sont encore d’autant plus après soixante-cinq ans. Selon les résultats de l’enquête EU-SILC 2008, 21,3 % des Belges de plus de soixante-cinq ans vivent sous le seuil de pauvreté alors que la moyenne européenne est de 19 %. 27 % des femmes âgées de plus de soixante- cinq ans sont exposées au risque de pauvreté (contre 20 % des hommes). Cet écart entre les femmes
et les hommes s’explique notamment par les parcours professionnels différents, lesquels supposent dans celui développé par les femmes des carrières interrompues, le travail à temps partiel, les activités dans des secteurs
moins bien rémunérés, l’existence du plafond de verre, etc. Les inégalités sur le marché du travail, les phénomènes de ségrégation horizontale et verticale se paient lors du calcul de la pension et se traduisent par un écart de pension entre les femmes et les hommes.

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