Obstacles I

Sur les côtés l’Office des étrangers marquant l’étape décisive pour pouvoir vivre en Belgique.
Au dernier plan la maison de Magritte symbolisant le foyer qui s’illumine, l’aboutissement à des années de galère et au début d’une nouvelle vie digne.
Plus de 100.000 sans papiers en Belgique dont une bonne majorité à Bruxelles, où en sommes-nous dans les engagements de l’Union Européenne ? Et dans le respect des droits de l’homme ?
Il existe encore trop de préjugés, de discours racistes envers les sans papiers provenant de la classe politique. Ce n’est pas juste, l’Union européenne à besoin de main d’œuvre, tout le monde le sait, pourtant il y a des milliers de personnes travaillant au noir, pour des salaires de misère, c’est de l’exploitation pure, c’est de l’esclavage moderne !
« Les sans papiers ne veulent pas seulement les papiers, nous cherchons une citoyenneté, nous contribuons à l’économie à l’échelle locale, nationale et européenne. Certains sont qualifiés, travaillent et sont insultés de SMEX (sans moyen d’existence). »
« Les sans papiers font beaucoup d’activités pour s’intégrer, ont travail, on s’investi dans des projets, on s’intègre beaucoup, mais dès qu’il y a un problème dans la société, nous sommes pris pour cible, nous sommes les boucs émissaires. Chaque jour nous devons faire face à la vie qui n’est pas facile, chaque jour nous connaissons le racisme, les gens nous regardent mal, il n’y aucune solidarité. »
Maintenant pour arriver au pouvoir il faut taper sur les migrants et les sans papiers qui causent, paraît-il, tous les maux de la société. Nous voulons lutter contre l’indifférence et l’appel à la haine qui se fait de plus en plus présente !
« Nous sommes des humains, des familles, les enfants voient et savent ce qu’il se passe, ils connaissent la réalité dans laquelle ils vivent. »